Née à Angers en 1980.
Depuis une vingtaine d’années, Stéphanie Martin concentre sa pratique artistique sur le médium argile, matière primitive et tactile, qui apaise et concentre les énergies.
L’artiste travaille lentement, par fragments sphériques, pour monter ses compositions. Elle procède par modelage accumulatif, et cherche à traduire la puissance de la poussée organique. En 2024, elle explore les motifs de la racine, du rhizome et de l’inflorescence, en les entrelaçant avec des artefacts horticoles. L’artiste imagine des greffes fantasques où le végétal s’insinue dans l’humain, où l’anatomie d’une primevère raconte sa domestication.
Par la terre crue ou la céramique, Stéphanie Martin suggère des temporalités différentes : de la pérennité à l’éphémère, elle décline son matériau en fonction des projets. Dans Rebond I, elle donne une matérialité à des trajectoires invisibles, en imaginant une fiction de liens, entre artefacts et matière végétale. La céramique est variablement recouverte d’un émail coloré ou laissée nue. Par les états de la matière, ses choix de couleurs, de brillance ou de matité, l’artiste cherche à renforcer les différentes atmosphères qui se dégagent de ses vastes installations.
Son prochain projet, Interstice, explore la lisière fragile entre onirisme et réalisme : il se déploie en une série d’installations mêlant la céramique à des matériaux naturels, comme des plumes. L’occasion pour l’artiste de créer de nouveaux liens entre terre et littoral, entre minéralité et organicité.
Stéphanie Martin dans son atelier à Saint-Nazaire, 2022
